Origine de l’Homme du Linceul

Plusieurs éléments peuvent nous aider à comprendre qui est l’Homme du Linceul :

1- Pour les ethnologues, il est de type syro-palestinien. C’est un homme de 77 à 80 kg. Sa taille (environ 1,78 m) n’est pas incompatible avec celle de juifs de l’époque du Christ, comme l’ont montré des fouilles près de Jérusalem réalisées en 1968. Il a une trentaine d’années ; or saint Luc (3, 23) précise que « Jésus, lors de ses débuts, avait environ trente ans »

2- Il a une longue natte dans le dos, comme en portaient les religieux juifs à l’époque du Christ

3- Il a eu des pièces de monnaie posées sur les yeux, dont le Linceul a gardé les traces ; ces pièces ont été frappées seulement entre 29 et 32 par Pilate, alors gouverneur romain de la Judée. La trace ci-contre de la pièce déposée sur l’oeil droit correspond aux pièces visibles actuellement chez les numismates ; l’inscrption, dont qutre lettres apparaissent, vient de la formule cournte TIBERIOU KAISAROS

* Traces de pièces de monnaie sur les yeux du supplicié – Voir l’article de Pierre de Riedmatten sur les travaux du Père Filas et leurs suites – Cahier MNTV n° 44

4- Des inscriptions autour du Visage désignent l’Homme du Linceul comme un dénommé Jésus, Nazaréen, condamné à mort. Ces inscriptions, pratiquement invisbles à l’oeil nu, ont été mises en évidence, grâce à des traitements mathématiques de l’image, par le Professeur André Marion, à la fin du XX° s. Ces écritures, en grec et latin, sont compatibles avec le graphisme du début de l’ère chrétienne

* Traces d’écritures autour du Visage (voir notamment l’exposé d’André Marion lors de l’assemblée Générale de MNTV en 2005 – Cahier MNTV n° 32)

Il s’agit donc d’un homme, nommé Jésus, originaire de Nazareth, mis à mort en Palestine vers l’an 30

5- Il a subi tous les supplices de la Passion, tels qu’ils sont décrits par les quatre évangélistes : coups sur le visage, flagellation, couronne d’épines, portement d’une lourde poutre sur les épaules, crucfixion, coup de lance au côté. Comme le Christ, l’Homme du Linceul n’a pas eu les jambes brisées, car il était déjà mort sur la croix, les jambes étant en rigidité cadavérique. Il est sorti de son Linceul moins de 40 heures après y avoir été déposé – car les taches de sang ne sont pas entrées en putérfaction – et d’une manière inexplicable car aucun de caillots de sang n’a été arraché. C’est pourquoi l’apôtre Jean « vit et cru » lorsqu’il retrova les linges au tombeau, non pas pliés à terre mais « affaissés sur eux-mêmes » et le linge qui avait recouver sa tête (le sudarium, peut-e^tre une mentonnière) non pas affaissé avec les linges, mais resté à sa place en forme de rond