Iconographie

Jusqu’à la fin du IV° s, le Christ est représenté comme un jeune homme imberbe et aux cheveux bouclés (voir « le Bon Pasteur » au musée du Vatican, le Sarcophage de Probus …).

A partir du IV°s, un portrait s’impose progressivement, avec une barbe bifide (à deux pointes) et des cheveux séparés en deux parties et descendant sur les épaules ; le Visage de la catacombe de Commodilla (à Rome, photo ci-contre) en est sans doute l’archétype.

Au XX° s, le savant botaniste Paul Vignon a identifié, sur le Linceul de Turin, un grand nombre de signes particuliers qui ne peuvent être dus à l’imagination d’un artiste (traits, carré, triangle), signes que l’on trouve sur beaucoup d’icônes anciennes. Plusieurs de ces icônes se réfèrent au Saint Mandylion d’Edesse. Au monastère de Daphni, la grande mosaïque du Christ Pantocrator (XII° s) présente la quasi totalité de ces signes particuliers (photo ci-contre). En particulier une importante mèche de cheveux en haut du front, qui correspond à la coulure de sang visible sur le Linceul, en forme de 3 sur le négatif).

L’cône du Sinaï – texte et figures par Mgr de Cazenave, évêque-suffragant du Métropolite français, ayant servi longtemps l’Eglise orthodoxe syro-antiochienne d’Europe -« La première icône de Jésus et le Saint Suaire au VI° s ». Voir Cahier MNTV n° 54

L’Icône des icônes   Figures 1 à 6 et Figures 7 à 12 (évolution de la représentation du Christ dans les premiers siècles) – par le Père Plouvin, prêtre catholique dans les rites latin et byzantin, rattaché au monastère gréco-catholique d’Aubazine (Corrèze). Voir Cahier MNTV n° 54